Boucle Sud Salagou Mai 2008 - 76 km

Perché sur le mont Auverne du Salagou, Philémon Baudet sentait venir ce printemps, et avec lui, de nouvelles sorties sur des sentiers vierges de l'écho de ses sabots. Après trois semaines d'un calvaire subi pour se rétablir d'un accident où il faillit perdre l'un de ses yeux, Philémon porta à nouveau la fière allure d'un aventurier de quatre jours, arpentant les sentiers chevriers au point culminant du Vissou, la dent rocheuse de Cabrières.
Le départ était donné ce jeudi 8 mai, pour quatre jours et 76 km, une boucle reliant La Vallée de Mérifons, Pézènes Les mines, Le Lac des Olivettes, Le Pic du Vissou, Villeneuvette, La montagne de Liausson pour revenir sur le lac du Salagou.
Retrouvez les images de cette escapade dans les deux albums de ce blog : "Ce joli mois de Mai" et "Fleurs du Salagou 2008"




Jeudi 8 Mai 2008 - Les vailhès - Etang de Roudanergues - 21,5 km


Les vailhès : petit hameau rouge dominant le lac du Salagou explosant des couleurs des genêts "accrochés à sa pourpre" (du poëte occitan Max Rouquette). Le Philémon attendait là le premier signal de cette escapade printanière, sorti d'une convalescence qui lui ajouta le gras accumulé des richesses d'un pré verdoyant.
les pluies récentes avaient vu bon de rincer cette vallée en dormance pour faire éclore les beautés du printemps.

                    Le lac du Salagou, des Vailhès.

Il n'y en a jamais trop de vous rajouter quelques fleurs pour votre bouquet. D'ailleurs, cette ballade a donné l'essence pour créer un album "fleurs" que vous retrouvez sur ce blog. Au delà du romantisme du sujet, c'est avant tout un certain regard sur les richesses de notre biodiversité, les couleurs de notre paysage, la simplicité de nos campagnes. PARTEZ !!!!

               Eternels coquelicots, fleurs si éphémères

Et comme nous l'enseigne Philémon Baudet : "Une seule fleur vous manque, et tout est dénaturé"...


               La preuve : Enlevez cette fleur de son champ de blé,
                    vous perdrez l'éclat d'un moment de votre journée.

Vous l'aurez compris, cette randonnée à sabots sera le bouquet de mon printemps, mille fleurs qui charment mes chemins du mois de Mai.
Nous suivons l'itinéraire équestre traversant la plaine de Mérifons pour remonter ensuite sur le plateau de Camilongues, traversé par "la frontière" du bassin Salagou : La route de Bédarieux.

               Un des Champs du Poujalas sur la vallée de Mérifons.

La lumière se tasse et supprime tous les reliefs des points de vue qui actent notre ascension. Nous tirons toutefois cette image du castelas de Malavieille dominant les entablements des ruffes du Salagou.

                    Un rempart naturel du bassin Salagou : ces petites montagnes de ruffes en chapelet,
                    le castelas dominant à gauche ( à revoir dans l'album "Ce joli mois de mai", plus lisible)

Ces quatre jours ne permettant pas de relier des gîtes équestres ou d'étape, nous décidons de bivouaquer au bord d'un étang, celui de la ferme de Roudanergues (interdit au public). Un ravitaillement en eau auprès d'un résident et nous voilà plantés au milieu d'une colonie de batraciens aux coassements canoniques qui allaient, la nuit durant, bercer notre sommeil de 10h.

Quelques photos de cette étape:

               Le chemin du Puech Aussel en descente sur l'étang de Roudanergues

Les genêts du Puech Aussel

                    Mr Baudet, cadichon voyageur dans sa robe tardive d'hiver.

                    L'étang de Roudanergues, étape sur le miroir d'un soir.


Vendredi 9 Mai 2008 - Etang de Roudanergues - Sommet de la Tour
(Lac des Olivettes)- 17 km

Le risque d'être levés "à la fourche" motivait la troupe à démarrer aux aurores. Après avoir plié tente, duvets et anarché Mr baudet, nous repartons par le très beau sentier de Cabreroles (ne pas le louper, son démarrage est discret) pour redescendre vers Pézènes les Mines et relier le lac des Olivettes par le méandre de La Peyne, l'ancienne rivière en amont du lac.
Le petit bourg de Pézène est révélé par son château féodal dans un état remarquable et dont les anciens murs d'enceinte acueillent, aujourd'hui, les jardins du propriétaire récemment installé.
Pas de point de ravitaillement, pas de café à siroter, le petit bourg est resté figé dans un écrin de tranquilité.

                    Un champs de colza au départ de notre escale au pied du Mourissou

Le petit sentier de Cabreroles entre Les Vignals et Pézènes les Mines


A SUIVRE (part.2)

 
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